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Iruma Airshow 2018

Spotting à l’empire du Soleil Levant (1ère partie)

Mon deuxième séjour sur cette île de Kyushu avait un but surtout … aéronautique. Contrairement au premier où je m’étais rendu au Japon pour voir des avions 🙂

Parmi les avions que l’on ne voit qu’au Japon, le Kawasaki t-4, évidemment …

Pas de temps à perdre: dès le lendemain matin de l’arrivée, le 3 novembre, lever 05h30, direction la base d’Iruma où se déroule le meeting annuel, à 45 minutes du centre de Tokyo. La station de train est à  500 mètres de la base, pour une ouverture prévue à 08h00.

Un des tout derniers YS-11 de la JASDF, utilisé pour la calibration. Bel avion …

Iruma JASDF base: rien que la foule est déjà un spectacle … les familles amènent leur natte. Pratiquement tous les types d’aéronefs de la force aérienne japonaise y sont représentés au sol ou en vol. La base regroupe d’ordinaire du transport et de l’entraînement.

CH-47J comme neuf … un hélicoptère lourd qui ne se démode pas (les CH-46 étaient au Vietnam !)

Chaque démonstration dure une trentaine de minutes. Et le meeting commence par la démo des hélicos :  CH-47J Chinook avec sous élingue un container d’eau, le Chinook est un appareil que l’on voit peu en France.

Un volume d’eau, 7 volumes de Chinook … le compte y est !

Suit un UH-60J dans sa livrée bleue nuit, impressionnant de puissance également.

Ce Seahawk SAR porte une civière sous élingue, ce qui n’est pas commun …

Ensuite, les présentations en vol  se font par catégorie: le soutien et le transport VIP, avec le YS-11 (qui fait penser à  l’Avro 748), le U-4 qui n’est autre qu’un Gulfstream, le U-125 (alias Hawker Siddeley 125 britannique).

Ces Kawasaki appartiennent au Headquarter Squadron de la JASDF, basé à Iruma

Vient ensuite l’alpha jet nippon, le Kawasaki T-4, un avion d’entraînement qui ressemble de loin à notre Gadjet, mais en beaucoup plus bruyant. Sept T-4 évoluent par paire en solo, ou en formation avec de beaux passages à l’anglaise et un final break en échelon refusé.

Patrouille pas trop serrée: il ne s’agit pas de faire de l’ombre aux célèbres Blue Impulse !

Puis, place au décollage des avions cargo C-1, avion biréacteur aile en flèche; il en existe une version électronique codée EC-1, mais nous n’aurons pas le plaisir de la voir.

Livrée ’60ème anniversaire’ du 2nd Hikotai pour ce C-1 d’Iruma

Par rapport à l’an dernier, il y a moins de C-1 en présentation, par contre l’un d’eux porte une déco anniversaire très relevée, ce qui ne gâte rien.

Les C-1 de la JASDF sont coutumiers du vol en formation, dans les meetings

Lors de la présentation en individuel, l’un des deux largue des parachutistes, passage lent volets braqués. Le C-1 est un STOL.

Et hop, par les portes latérales !

Les démonstrations en vol se terminent par la présentation des Blue Impulse, avec ses six avions.

Un an d’abonnement à Escadrilles à qui nous dit pourquoi il y a un dauphin sur le casque des pilotes des Blue Impulse

Dans un ciel bleu azur, cette belle présentation est peut-être un peu moins dynamique que celle de la PAF, mais il y a de beaux passages quand même.

T-4 des Blue Impulse en attente de mise en route

Le meeting n’est alors pas tout à fait achevé: les avions et hélicoptères qui regagnent leur base font un passage vertical piste pour le F-15J, le F-2 biplace, le C-2 (successeur du C-1, en plus gros), un E-2C Hawkeye, un SH-60J et un AH-1S.

Quel avion magnifique … Vivement que les forces aériennes soient déçues par le F-35, que l’on puisse voir des F-15 jusqu’en 2040 !

Pratiquement une heure plus tard, la base sera revenue à sa quiétude du week-end. Pas besoin de ramasser les déchets … car il n’ y en a pas !!

Un diamant bien taillé, avec le minimum d’étagement …

Superbe journée. Après un retour par train sur Tokyo, demain ce sera le départ vers la base de Komatsu …

Les Japonais ont joliment dessiné la verrière du F-2 biplace. Rien à voir avec le F-16B, pour le coup !

Copyright: Jacky Gillot et escadrilles.org