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Chesapeake et indépendance

Écrit le 18/05/18, dans Actualités Internationales

La phase embarquée de Chesapeake va s’achever

A bord du CVN 77 Georges H.W. Bush, près de 400 marins français et 13 avions (12 Rafale et un E-2C) achèvent un ‘cross-deck’ particulier: Chesapeake a pour but de requalifier le groupe aérien embarqué ; alors que le Charles de Gaulle vient juste d’être remis à flot.

Appontage réussi pour le 4F-1, sur un porte-avions plus grand que d’habitude

A propos de Charles de Gaulle, justement, le président de l’indépendance nationale n’aurait jamais permis qu’un seul porte-avions porte l’ambition aéronavale embarquée française. A juste titre, évidemment.(*)

Sans doute un ‘wave-off’ pour le 11F-31, à bord du CVN 77

Le fait de n’avoir construit qu’un seul porte-avions, pour des raisons d’économie de bout de chandelle, s’est révélé un très mauvais choix, potentiellement porteur de sérieux revers pour notre pays.

Un Hornet et un Rafale. Les porte-avions US et français partagent la caractéristique d’être munis de catapultes, contrairement aux PA britanniques actuels.

Les commentateurs autorisés n’ont pas assez souligné que Hamilton, une remarquable opération conjointe dans laquelle l’Armée de l’Air a tenu un rôle de premier plan, aurait été plus facile à mener si un porte-avions français avait été en station au large du Levant. La supériorité aérienne et la capacité de seconde frappe auraient en effet été permises grâce au GAE.

Le 4F-1 nous montre le côté ‘français’ de sa déco spéciale

Depuis presque cinq décennies, les coups de chauds au Levant (et la situation actuelle va bien au delà de ce qualificatif) ont toujours été suivis de près par un imposant groupe aéronaval tricolore. Mettant notre pays en position d’arbitre écouté.

Assemblée sur le pont du Bush, alors que le dernier Rafale d’une pontée va s’envoler

Hamilton a parfaitement démontré, malgré la perfection de l’opération aérienne alliée, la nécessité de disposer d’un porte-avions disponible en permanence pour (tenter de) contrôler un espace méditerranéen génétiquement volatile …

A bord du CVN 77 comme ailleurs dans le monde, le chien de garde est états-unien

Chesapeake nous rappelle aussi que les alliances, fussent-elles solides et bi-centenaires, se matérialisent selon le bon vouloir de l’autorité politique en place. L’Histoire du XXème siècle nous a appris que la cavalerie US arrive parfois tard (1914-1918), et même trop tard (Indochine), ou pas du tout (1939-40), pour aider la France en difficulté.

Celle du XXIème siècle confirme que le puissant allié américain fait souvent, voire toujours, cavalier seul à l’heure des grands choix. Raison de plus pour disposer à l’avenir d’un groupe aéronaval muni de deux bras.

Alexandre et escadrilles.org

(*) De même qu’il n’aurait pas imaginé que la composante armée de la force aérienne de dissuasion soit stationnée sur une seule base … (Oups, fallait pas le dire !)