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Questions de lignes rouges

Écrit le 13/04/18, dans Actualités Internationales

La punition comme stratégie ?

« La guerre est une affaire trop grave pour être confiée à des militaires » (1), certes, mais elle est décidée par des autorités civiles.
Quelques questions se posent avant d’engager un pays dans une action guerrière contre un Etat souverain, sans mandat de l’ONU.

Première question : le franchissement de la ligne rouge a-t-il vraiment eu lieu, de manière certaine, de la part de l’adversaire que l’on veut frapper ?

Seconde question : s’agissant d’une action de guerre, est-elle justifiée par le fait que les intérêts vitaux de notre pays, ou à défaut ceux d’un allié, sont en jeu ?

Troisième question : si l’on dépend pour cette action de guerre d’un allié puissant (voire indispensable), est-on certain de la fiabilité de cet allié, y compris le jour d’après ?

Quatrième question : la frappe militaire est-elle la meilleure réponse face à l’adversaire que l’on veut contraindre ?

Cinquième et dernière question : si l’on frappe le premier coup, est-on préparé pour frapper le second, ou le troisième, face à un adversaire (ou ses alliés) qui va se défendre ?

L’Histoire fourmille d’exemples d’actions guerrières qui eurent des conséquences bonnes ou mauvaises en fonction des réponses à ces questions. La guerre n’est pas un jeu vidéo où, lorsqu’on a perdu, on recommence la partie.

Rafale du 1/7

Rafale durant Harmattan, en 2011. Où en est la Libye, sept années plus tard ?

« Quand on a un bon marteau, on est tenté de voir des clous partout » … Oui, mais dans les rayons de Mr Bricolage, il y a d’autres outils disponibles.

Alexandre et escadrilles.org

(1) Georges Clemenceau