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Les concurrents d’Atlas

Écrit le 21/11/17, dans Actualités Internationales

Détour au pays des mi-lourds

Alors que la Luftwaffe a pris livraison de son 14e A400M, et que la Royal Air Force dispose, elle, de 18 Atlas C1, la maison Airbus cherche des débouchés export pour son ATM de la classe des mi-lourds. Mais l’A400M n’est pas seul dans sa catégorie.

Le Kawasaki C-2, ici un avion de série en service

Le Japon a en effet développé un avion de la même catégorie (60 tonnes de masse à vide, et 141 tonnes de masse max au décollage), la firme Kawasaki faisant le choix de propulser son gros bébé avec deux réacteurs CF-6-80C2 de 26 tonnes de poussée. Faisant ainsi sien le vieux principe ‘on ne développe pas à la fois un nouvel avion et un nouveau moteur’ … Le C-2 est en service opérationnel depuis mars 2017, le prototype ayant effectué son premier vol le 26 janvier 2010.

Kawasaki C-1, ‘grand frère’ du C-2

Qui plus est, les Japonais ont aussi misé sur la prudence pour la configuration générale de l’appareil, le C-2 étant en gros un Kawasaki C-1 à l’échelle 4/3. Une remarque sur la propulsion: les deux gros turbofans se trouvant à 2 mètres au dessus du sol, il n’est pas certain que le C-2 puisse afficher la capacité ‘tactique terrain sommaire’. En tout cas, l’avion revendique 4500 km d’autonomie avec 36 tonnes de charge.

Un Antonov 70 (le second prototype ou un premier de série ?)

Un peu moins à l’Est, la firme ukrainienne Antonov a développé son An-70, en misant sur des propulseurs de type Ivtchenko-Progress D27 de 14 000 ch et des hélices contrarotatives. Cet ‘Atlasov’ de 66 tonnes à vide et 145 tonnes de masse max eut un temps les faveurs de l’Allemagne, la fibre européenne germanique, tant vantée, prenant finalement le dessus. Mais le karma de l’Antonov était tel que le premier prototype (1er vol le 16 décembre 1994) fut victime d’un crash fatal (en février 1995, collision en vol) tandis que le second faillit connaître un sort identique après une double panne moteur le 27 janvier 2001. A l’heure actuelle, l’AN-70 est réputé connaître un début de production en série, les relations entre les deux pays géniteurs, l’Ukraine et la Russie, s’étant sensiblement dégradées depuis les débuts du programme …

Le ‘008-BAB’, un des A400M qui volent en cette fin d’année

L’Airbus A400M bénéficie donc d’un horizon peu encombré sur le plan des exportations possibles; le nombre de pays souhaitant pouvoir projeter des forces à 5000 km étant il est vrai peu élevé. L’Armée de l’Air, de son côté, devrait toucher son douzième Atlas sous peu. Un point noir cependant du côté tricolore, la disponibilité technique des A400M n’est toujours pas satisfaisante.

Alexandre et escadrilles.org