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Chengdu J-20 et Shenyang J-31

Écrit le 17/11/14, dans Actualités Internationales

La Chine, grande puissance aéronautique ?

Alors qu’en matière d’hélicoptères, la Chine se distingue essentiellement en produisant sous licence (ou en copiant ?) des appareils d’Eurocopter, et qu’en matière d’avions de ligne elle ne parvient pas à concevoir un Airbus A-320++ indigène, deux productions militaires viennent bousculer cette image facile d’un pays incapable de concevoir et produire un engin compétitif.

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Shenyiang J-31 (internet): plus petit qu’un F-22, moins moche qu’un F-35

Le plus récent des deux, le Shenyang J-31, est visiblement inspiré du F-22 et du F-35, et serait un chasseur-bombardier furtif destiné à l’exportation de la classe des 18 tonnes en charge. Apparemment propulsé par deux réacteurs russes d’ancienne génération (qui fument beaucoup!), il pourrait bien être meilleur et surtout moins cher que le monomoteur de Lockheed Martin, à condition d’être propulsé par des réacteurs modernes, de posséder un radar à balayage électronique actif, une suite ECM digne du SPECTRA, et un système de liaison de données à grand débit.

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Le « F-31  » : une furtivité sur certains axes seulement (internet)

Un chasseur de cinquième génération c’est en effet plus qu’un engin furtif: la discrétion d’un avion se décline dans toutes les classes de rayonnement (donc y compris infrarouge et électromagnétique), et suppose également que le vecteur furtif puisse recevoir une grande quantité d’informations sans émettre lui-même de rayonnement. De plus, il faut également une programmation sans faille du système d’armes. Mais il faut tenir le J-31 à l’oeil, car il pourrait bien surprendre … certaines copies un peu arrangées ne sont-elles pas meilleures que les originaux (voir le Kfir C-2 et le Mirage 5) ?

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Chengdu J-20 (internet): des formes simples

Le Chengdu J-20, apparu en 2011, semble être lui une arme de supériorité aérienne, non destinée à l’exportation, de la classe des 30 tonnes. Son dessin ne semble pas inspiré d’une production existante et laisse penser que l’on a affaire à un engin à long rayon d’action, capable de vol supersonique de longue endurance à haute altitude. Le soin de sa fabrication (au niveau du prototype) suggère que l’avion pourrait être supérieur au F-22, mais avec une manoeuvrabilité moindre (pas de tuyères vectorielles).

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On peut en mettre des choses dans les soutes du J-20 (internet)

A condition que le produit à l’intérieur soit à la hauteur de l’emballage (cf arguments plus haut sur les systèmes): une chaîne HiFi d’apparence rutilante peut très bien délivrer un son médiocre et rendre l’âme au bout de quelques mois d’utilisation. Pour savoir ce qu’il en est réellement du J-20, il faudra encore attendre un peu. Au moins que l’avion sorte en production … ou bien que nos services de renseignements soient aussi efficaces que ceux des Chinois !

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Une vue instructive des « tuyaux d’échappement » du J-20  (internet)

En attendant, pour ces deux avions (et les avions de ligne), les motoristes chinois semblent avoir du mal à se passer des réacteurs russes produits sous licence. Très difficile dans ce cas de trouver la recette des super-alliages et les procédés de fabrication des disques et des aubages: c’est super top-secret. Mais peut-être que des ingénieurs russes pourraient être autorisés à franchir l’Amour, avec un billet aller-et-retour … à moins qu’ils n’y soient pas autorisés et ne prennent qu’un aller simple !

Alexandre et escadrilles.org